Alors, en sortant du restaurant, je couru aussi vite que je le pu, dans l'espoir de le rattraper, lui, qui marchait devant moi. Il se mit à courir tout aussi rapidement, pour me prouver que je n'y arriverai pas. Et nous courûmes, comme ça, sans s'arrêter, au travers du parking, en riant comme deux enfants. Et soudainement, il s'arrêta, et je me jetai au creux de ses bras, en riant comme une écervelée, et nous tournâmes, et tournâmes, et tournâmes, en s'enlaçant et en riant, et il hurlait, le sourire aux lèvres ; « T'es folle ! ... T'es folle ! .. », et l'on s'embrassa, encore, & encore, tout en continuant de danser de manière maladroite, à côté de la voiture, dans ce parking du restaurant. Puis soudainement, il eut un nouveau rire, et il me fit signe de me retourner. Une dame seule fumait sa cigarette, non loin de là, et nous observait. Et alors je souris à mon tour, me disant que pour une fois, ce n'était pas moi qui enviait les autres.
Que pour une fois. C'était moi, qu'on aimait.
& que j'étais heureuse. Oh, ça oui. J'étais heureuse.
J'aurais pu inventé tout ça. Oui, c'est tellement facile.
Mais pourtant, cela se passa réellement.
& ça me semble encore plus beau, lorsque l'on sait qu'une histoire pareille nous habite vraiment, est vraiment en train de se produire.
Lorsque l'on sait que l'amour que l'on décrit dans chaque roman, nouvelle, dans chaque phrase,existe vraiment, et aussi fortement.
Seigneur, tuez-moi, je deviens tellement quétaine !